20 juillet 2007

Du " Comment dire,... quand je n'ai rien à dire ? "

C'est un exercice courant pour bon nombre de philosophes, dans bien des articles.
C'est un exercice qui se pratique par l'addition d'opérations, dont l'objectif est de masquer le vide de ses idées, ou mieux son absence totales d'idées. On définit ses postulats, ses axiomes, son paradigme, cela fait bien du remplissage! Puis on s'attarde longtemps, sur son plan épistémique, son champs épistémologique, la sémantique de son propos... Il faut rechercher l'arrière plan de l'arrière plan, pour justifier la fondation de ses fondements, dans l'oublie des fondamentaux clairs de son sujet. Bref on fait ses gammes, on montres sa technique, on montre que l'on sait savoir, ce que l'on "pourrait " savoir... Le lecteur étant intimidé par une telle démonstration de virtuosité, peut ainsi se retirer, tout penaud,
 dans le sentiment coupable de son ignorance;  n'ayant pu bien sûr, identifier des idées qui n'existaient pas, dans ce labyrinthe de foisonnantes prémices.
C'est la philosophie des prolégomènes verbeuses, c'est l 'imposture qui triomphe.

Posté par Attilus à 17:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Du " Comment dire,... quand je n'ai rien à dire ? "

    Bluffant.

    Cette description du vide est fascinante et me renvoie au proverbe chinois suivant: "Quand on n'a rien à dire d'intéressant, on cite généralement un proverbe chinois!". Le tout est de bien se rappeler du proverbe chinois qui n'a rien à dire d'intéressant.

    Posté par lussats, 21 juillet 2007 à 00:41 | | Répondre
  • c compliquer quan meme on y compren rien du tout

    Posté par poussine, 23 juillet 2007 à 11:59 | | Répondre
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